De l’art en vrac

« REbis », la nouvelle exposition personnelle d’Aurélie Dubois

La prochaine exposition personnelle d’Aurélie Dubois au 24Beaubourg, REbis (du latin, res bina ou « chose double »), se place sous le thème de la polarité, de l’ambivalence du monde et de ce qui nous entoure. À travers cet exercice plastique, Aurélie Dubois reprend à son compte la symbolique universelle et alchimique du Grand Œuvre.
Le commissariat de l’exposition est confié à Clotilde Scordia, historienne de l’art et commissaire d’exposition indépendante et Pascal Pique, fondateur du Musée de l’Invisible.

Aurelie-DUBOIS-REbis-Les-Elles_30x42cm_encre-carbone_2018

« Tout l’oeuvre d’Aurélie Dubois est porté par une symbolique et un langage caché qu’il revient au regardeur de déchiffrer. La lecture (parfois à plusieurs niveaux : symbolique, sémiologique et sémantique) du message porté par l’oeuvre polymorphique de l’artiste est un cheminement dans notre inconscient. Car il s’agit souvent des mêmes symptômes qui interagissent avec notre Moi conscient. La voie qu’emprunte Aurélie Dubois n’a rien de facile, faisant fi des modes ou d’une réalité trop souvent aveuglante et ancrée dans le déni ; l’artiste conçoit son travail comme une route initiatique vers une Vérité universelle. » explique Clotilde Scordia.

« L’alchimiste contemporain prend les traits composites d’une nouvelle génération d’artistes, de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’Ars Magna et au Grand oeuvre. A l’image d’Aurélie Dubois, qui participe à cette curieuse transmutation.
Les artistes qui développent un travail dans ce sens à l’heure actuelle sont importants et précieux. Comme Aurélie Dubois qui incarne magnifiquement cette voie dans une entreprise qui a également à voir avec la survie. » ajoute Pascal Pique.

Aurelie-DUBOIS-REbis-Conjucide-Corrige tes fautes-Photographie et sérigraphie sur verre-2019

 

A propos de l’artiste.

Née en 1975, Aurélie Dubois sort diplômée en 2002 de l’ENSAB Paris (atelier de Jean-Marc Bustamante). En parallèle, elle réalise un Master à Paris-VIII, « L’art et l’ère de la photographie et des nouveaux médias » sous la direction de J. C. Morineau. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons « Mes Tresses décollent » en 2018 (galerie de la Voûte, commissariat de Clotilde Scordia), « Voir peut-il rendre fou ? »  en 2017 (24Beaubourg, commissariat de Paul Ardenne), « Pour un flirt avec toi » en 2015 (galerie Nivet Carzon). Dernières expositions collectives et salons : « Les Visionnaires #1 » (à venir en 2019, 24Beaubourg, commissariat de Pascal Pique), « Livres UNIK 3 » (avril-juin 2019 à la Topographie de l’art, commissariat d’Horst Haack), « Je t’aime » (février 2019, Les Salaisons, commissariat de Laurent Quenehen), « Clouzot et les arts » (2017, Topographie de l’art, commissariat de Paul Ardenne), « Indulgences » (2016, galerie de la Voûte, commissariat de Laurent Quenehen), « Un autre monde », (2016, galerie du Jour Agnès b, commissariat de Jean-François Sanz) ; SALO (salon du dessin érotique depuis 2013 sous le commissariat de Laurent Quenehen)…

Aurélie Dubois est présente dans les collections de Jean Pigozzi, Arnaud Peyroles, Marcel Fleiss-galerie 1900-2000, Michèle Hayem, Domsic, Musée de l’Invisible-Pascal Pique.

 


http://www.aurelie-dubois.com
Exposition du 4 au 15 juin 2019 au 24Beaubourg
Vernissage mardi 4 juin, de 18h à 21h
24, rue Beaubourg 75003 Paris
Du mardi au samedi de 13h à 19h et sur rendez-vous

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De l’impressionnisme à la Fondation Louis Vuitton

L’exposition présente la collection de l’industriel et mécène anglais Samuel Courtauld, l’une des plus significatives collections de peintres impressionnistes, rassemblés pour la première fois à Paris depuis 60 ans.

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L’exposition témoigne de l’extrême exigence et de l’engagement artistique de Samuel Courtauld. Elle réunit quelque 110 œuvres – dont une soixantaine de peintures, mais aussi des œuvres graphiques, ayant toutes appartenu à Samuel Courtauld et majoritairement conservées à la Courtauld Gallery ou dans différentes collections publiques et privées internationales. Elle présente également un ensemble de dix aquarelles de J.M.W. Turner qui ont appartenu au frère de Samuel Courtauld, Sir Stephen Courtauld.

Occasion unique de découvrir quelques-unes des plus grandes peintures françaises de la fin du XIXème siècle et du tout début du XXème siècle (Manet, Seurat, Cézanne, Van Gogh, Gauguin), l’exposition réunit des chefs-d’œuvre tels que :

Bar aux Folies-Bergère de Manet (1882)

Nevermore de Gauguin (1897)

La Loge de Renoir (1874)

La femme se poudrant de Seurat (1889)

L’autoportrait à l’oreille bandée de Van Gogh (1889)

 

Samuel Courtauld (1876 – 1947) est un industriel anglais, collectionneur d’art et fondateur du Courtauld Institute of Art et de la Courtauld Gallery à Londres en 1932.

Samuel Courtauld joue un rôle fondamental dans la reconnaissance de Cézanne au Royaume-Uni, en rassemblant le plus grand ensemble du peintre, dont la Montagne Sainte-Victoire au grand pin et l’une des cinq versions des Joueurs de cartes. Seurat constitue l’autre point fort de la collection avec un ensemble significatif de quatorze œuvres, dont La Jeune Femme se poudrant.

 

La Collection Courtauld :
Exposition en cours – Du 20 février au 17 juin 2019

 

229e édition du Salon des artistes Français


Pour sa 229e édition, le Salon des Artistes Français se tient du 13 au 17 février 2019. Créé sous le règne de Louis XIV, en 1663, le Salon des Artistes Français réunit aujourd’hui plus de 600 artistes et 1 500 œuvres.

Il a vu émerger un nombre impressionnant de figures illustres de l’Histoire de l’Art. De Delacroix à Manet, en passant par Ingres ou Géricault, tous ont exposé au Salon des Artistes Français. Fort de sa réputation, aujourd’hui encore, le Salon continue de révéler le patrimoine culturel français et international, en accueillant la création contemporaine, toutes disciplines confondues (peinture, sculpture, gravure, architecture et photographie).

DES ARTISTES DE LA SCENE INTERNATIONALE CONTEMPORAINE REPARTIS EN CINQ SECTIONS.

Comme chaque année, cinq médiums artistiques sont mis à l’honneur : la peinture, la sculpture, la gravure, l’architecture et la photographie.

• La section peinture a fait la renommée du Salon et tend à conserver la rigueur de son âge d’or. Cette exigence a permis de survivre à trois siècles riches en événements historiques et fait de la Société des Artistes Français la plus ancienne association du monde d’artistes vivants qui représentent objectivement les tendances picturales de notre époque.

• La sculpture occupa une place tout aussi importante que la peinture dans l’histoire de l’Académie et des Beaux-arts. Aujourd’hui encore, la section sculpture tient une place importante dans le Salon des Artistes Français.

• La section Gravure est le seul espace dans le cadre d’Art Capital à représenter le monde de l’estampe. «Nous tenons à y créer une ambiance intimiste et conviviale où les visiteurs pourront apprécier comme il se doit les différentes techniques de cette discipline » souligne Claude Tournon, ancien président de la section.

• L’Architecture est présente au Salon depuis le XIXe siècle. Cette section fut importante et très influente : des commandes d’État s’y traitaient directement. Parmi quelques noms prestigieux, citons: Viollet Le Duc, Baltard (Pavillons des Halles), Laloux (Musée d’Orsay), Charles Garnier (Opéra de Paris), Henri Adolphe Auguste Deglane (verrière du Grand Palais)… Depuis une dizaine d’années, les projets de jeunes diplômés, meilleurs diplômes ou grand prix d’architecture de l’Académie sont privilégiés.

• La section Photographie a vu le jour au Salon de 1992 avec pour invité d’honneur Francis Giacobetti, qui avait notamment exposé ses photographies du sculpteur César. Aujourd’hui présidée par Sylvain Harivel, la section dédiée à la photographie s’inscrit dans la volonté immuable du Salon : faire émerger de nouveaux talents.

Idéal pour une meilleure lecture des œuvres et de son Histoire, le Salon propose, pour la seconde année consécutive, un programme de visites guidées, en français et en anglais.

 

INFORMATIOS PRATIQUES

Grand Palais – 3 avenue du Général Eisenhower, 75008, Paris, France

du 13 au 17 février 2019, de 11h à 19h

Une nouvelle galerie d’art à Paris

BEATRICE CASADESUS – NOX, 2017, Polyptyque acrylique sur toile de lin,270×180

 

Cette semaine, Paris accueille une nouvelle galerie d’art contemporain dans le Marais. Située au 28 rue Saint-Claude dans le 3e arrondissement de Paris, la galerie etc. souhaite mettre à l’honneur l’oeuvre plus que l’artiste à travers une ligne très exigeante et un minimalisme sensible.

Le programme d’expositions débute dès le 25 janvier avec « De la peinture », un groupshow réunissant sept grands noms de l’art contemporain qui constituent l’ADN-même de la galerie : les artistes Martin Barré, Béatrice Casadesus, Claude Chaussard, Jean Degottex, Lars Fredrikson, Albert Hirsch et Max Wechsler feront ainsi l’objet de cette première exposition, jusqu’au 30 mars 2019.

 

CLAUDE CHAUSSARD – Carbone C15-13 Transfert sur carbone – 27,5x20cm – 2017

UNE AVENTURE FAMILIALE

Derrière la galerie etc. se cache une véritable aventure familiale intergénérationnelle de trois hommes passionnés d’art : d’abord, Thomas Benhamou, le plus jeune, après un diplôme de l’ESSEC et un passage par des cabinets de droit et de finance, il est aux commandes de la galerie avec son père Pierre-Henri, collectionneur, médecin et président d’une biotech française. Tous deux sont guidés par son grand-père Maurice Benhamou, poète, essayiste et ancien critique d’art chez Artpress.

« Un tel projet n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide de mon grand-père, Maurice Benhamou », explique Thomas Benhamou. « Ami des plus grands peintres de la fin du 20ème siècle, ardent défenseur de la peinture-peinture, il continue à soutenir des peintres et sculpteurs auxquels il consacre de nombreux écrits. Mon père, quant à lui, a côtoyé les plus grands artistes que fréquentaient assidument mon grand père et ma grand-mère. Cette passion il nous l’a transmise (ma soeur est peintre) et l’art a habité toute mon enfance. Nous avons voulu appeler cette galerie « etc. » en référence à ce lien familial très fort et cette continuité générationnelle qui se poursuivra peut-être à travers moi. »

Chaque lettre a une signification :
le E pour Enfant (terme choisi pour désigner Pierre-Henri),
le T pour Tayon (pour Maurice, ce qui signifie « grand-père » en ancien français) et
le C pour Continuité (pour Thomas).

 

JEAN DEGOTTEX – Report deux tiers terre noire, 1981, 290x195cm, acrylique sur toile

 

« DE LA PEINTURE »

La première exposition de la galerie, « De la peinture », est une introduction au programme prévu pour 2019. Cette exposition collective se présente comme un avant-goût du potentiel de la galerie.

« Notre leitmotiv ? Remettre au centre la problématique de ce que nous appelons la ‘peinture-peinture’, redonner de la lumière aux peintres que nous aimons, à la fois sensibles et minimalistes. », soulignent les galeristes, Pierre-Henri et Thomas Benhamou.
Dans cette optique, la galerie exposera autant des peintres contemporains que des peintres qui ont marqué la fin du 20ème siècle.
Les oeuvres qui inaugurent les cimaises de la galerie en janvier prochain ont en commun leur souci de l’espace. La plupart d’entre elles apparaissent comme un fragment devenu sensible d’une toile sans commencement ni fin, comme un moment dans un processus de création qui se confond avec la trajectoire d’une pensée et d’une vie.
Tous ces travaux rejettent également l’image, lui préférant l’imagination pure. L’image, disait Da Vinci, « dissimule le réel ». Ici, c’est presque toujours le support, c’est-à-dire, le réel lui-même, qui devient l’oeuvre, conférant à celle-ci une bonne mesure de vérité.
D’autres expositions suivront, alternant entre solo-shows et expositions collectives, elles permettront de faire (re)découvrir des artistes, jeunes ou confirmés et de préciser l’objectif principal de la galerie : remettre la peinture au centre du débat artistique contemporain.

 

MAX WESCHLER – Sans titre – 2001 – papier marouflé sur kraft assemblé – 218 x 178 cm – courtesy de l’artiste

PROGRAMME DES EXPOSITIONS EN 2019
25 janvier – 30 mars – « De la peinture », exposition collective
4 avril – 18 mai – Solo-show de Claude Chaussard
23 mai – 6 juillet – Exposition collective

INFORMATIONS PRATIQUES
Galerie ETC.
28, rue Saint-Claude – 75003 Paris
http://www.galerie-etc.com
Horaires d’ouverture. 11/19h, du mardi au samedi

Non, il n’y avait pas que la FIAC à Paris fin octobre

Pendant la semaine de l’art contemporain à Paris en octobre, le Grand Palais accueille la FIAC pendant quatre jours. Si l’on peut citer également des foires thématiques comme Asia Now, YIA, Arts Elysées ou L’Outsider Art Fair, il est en une qui sort son épingle du jeu avec un positionnement assumé et décomplexé face à l’achat d’art: il s’agit d’ART Shopping.

En effet, le salon créé par GEM’Art permet à toutes les bourses de devenir collectionneur!

ART Shopping, c’est avant tout 75% de visiteurs ayant la volonté d’acheter de l’art et
seulement 32% qui envisagent cet achat comme un investissement… et 94% des visiteurs
se rendent à ART Shopping afin d’être en contact avec les artistes.

« Sur ART Shopping, l’art est une question d’envie, de sensation, pas nécessairement de savoir ou de culture. La dimension plaisir est clé ! C’est la première motivation des visiteurs et elle est directement associée à la découverte d’oeuvres à leur portée et à l’immersion dans une exposition vivante ! Nos artistes et exposants jouent le jeu chaque année et offrent au public une ambiance festive et créative »
commente Myriam Annonay-Castanet, directrice du salon.

ART Shopping a témoigné de son ouverture aux différentes formes de création, en renforçant sa proposition culturelle par un programme de performances d’art urbain, des parcours dédiés et des espaces thématiques.

Nous sommes conquis par le positionnement original du salon qui offre une place de choix à la découverte et à la rencontre directe des artistes, offrant de multiples perspectives sur les scènes internationales tout en se positionnant sur une offre accessible à toutes les bourses.
Achats coup de coeur pour la majorité, cette 23e édition signe globalement des ventes satisfaisantes dans une fourchette de prix oscillant entre 500 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros.

De nouveaux rendez-vous sont prévus à Paris et en région dès 2019:

DEAUVILLE 20-22 AVRIL 2019
PARIS 24-26 MAI 2019
LA BAULE 31 MAI-2 JUIN 2019
BIARRITZ 8-10 JUIN 2019

http://www.artshopping-expo.com

Quelques oeuvres « coup de cœur » avec Gigi Monteiro, Vivit Panchabuse, Serge Legs, Hervé Maury, Sophie Raskopf et Adrien Caby.

 

Le Palais Royal offre un écrin de luxe au parcours Carré Latin

Carlos Medina (Venezuela), Sphère de neutrinos, 2018, Acrylique et nylon, D 250 cm - CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton - Say Who

Carlos Medina (Venezuela), Sphère de neutrinos, 2018, Acrylique et nylon, D 250 cm – CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton – Say Who

POUR SA TROISIÈME ÉDITION, CE PARCOURS HORS-LES-MURS, CRÉÉ EN 2016 PAR LA CONSEILLÈRE EN ART LEONOR C. PARRA, FAIT LE LIEN ENTRE LE MARCHÉ PARISIEN ET LA SCÈNE ARTISTIQUE LATINO-AMÉRICAINE.

SORTANT DES CIRCUITS INSTITUTIONNELS DE L’ART À PARIS, CE FESTIVAL OFFRE UNE RENCONTRE EXCEPTIONNELLE AVEC UNE QUARANTAINE D’ARTISTES CONTEMPORAINS D’AMÉRIQUE LATINE, RECONNUS À L’INTERNATIONAL OU STARS MONTANTES, QUI EXPOSENT DES OEUVRES RÉALISÉES SPÉCIALEMENT POUR L’ÉVÈNEMENT.

OUVERT AU PUBLIC JUSQU’AU 21 OCTOBRE 2018.

Jaildo Marinho (Brésil), Navette, 2013, Marbre blanc de carrare et acrylique, 160 x 150 x 50 cm - CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton - Say Who

Jaildo Marinho (Brésil), Navette, 2013, Marbre blanc de carrare et acrylique, 160 x 150 x 50 cm – CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton – Say Who

« A L’HEURE DE LA GLOBALISATION, LES ACTEURS DU MARCHÉ DE L’ART SE TOURNENT VOLONTIERS VERS LES SPÉCIFICITÉS CULTURELLES DES PAYS D’AMÉRIQUE LATINE.

L’OCCIDENT SE MONTRE TRÈS CURIEUX DE CETTE DIVERSITÉ ET LA CRÉATION ARTISTIQUE DU «TERRITOIRE» LATINO-AMÉRICAIN EST À LA HAUTEUR DE SON ATTENTE, QUE CE SOIT À TRAVERS LE DESIGN, LA PEINTURE, LE DESSIN, LE NUMÉRIQUE, ENTRE AUTRES.

CETTE 3ÈME ÉDITION DE CARRÉ LATIN PERMETTRA DE MIEUX APPRÉHENDER L’IMPORTANCE ACQUISE PAR LES ARTISTES LATINO-AMÉRICAINS SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE ET DE DÉCOUVRIR LE TALENT DE JEUNES ARTISTES QUI SERONT LES VALEURS MONTANTES DES ANNÉES À VENIR. »

LEONOR C. PARRA

Oeuvre d'Alejandro Vega CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton - Say Who

Oeuvre d’Alejandro Vega CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton – Say Who

LES ARTISTES DE CARRÉ LATIN
GISSELINE AMIUNY / ANTONIO ASIS / BEN ABOUNASSIF / SORAYA ABU NABA’A / MILTON BECERRA / RICARDO BENAÏM / DANIEL BENAIM GINNARI / YOSMAN BOTERO GOMEZ / JORGE CABIESES / PAULO CASTRO / ELIZABETH CEMBORAIN / ELIAS CRESPIN / GAUDI ESTÉ / ARSENIO FELIPE REYES / CARLOS GARCIA GARCIA / CONSUELO GINNARI / WILMER HERRISON / GONCALO IVO / BIANCA LEE VASQUEZ / PEPE LOPEZ / JOSE MARGULIS / JAILDO MARINHO / FRANCISCO MARTINEZ / CARLOS MEDINA / JONIDEL MENDOZA / LUIS MILLÉ / IGNACIO MUV / CRISTÓBAL OCHOA / JULIO PACHECO RIVAS / GIANNA POLLAROLO / ARTURO QUINTERO / MAREO RODRIGUEZ / GREGORIO SIEM / INÉS SILVA / GASTÓN UGALDE / ENFRAÍN UGUETO / ALEJANDRO VEGA BEUVRIN / ABEL VENTOSO / MARIA ANGELICA VISO / JAVIER VIVAS / YOSHI

 

 

 

LUXEMBOURG: Un nouveau parcours spécial pour l’art contemporain

parkingL’idée de magnifier les espaces souterrains du Royal-Hamilius par la création d’un parcours d’art contemporain s’est imposée naturellement dans cet écrin exceptionnel imaginé par les cabinets Foster & Partners et Tetra Kayser & Associés.

Par leurs grandes dimensions et leur approche artistique narrative, les oeuvres créées spécialement pour le Royal-Hamilius s’apparentent à l’art ancestral de la fresque, dont on trouve de multiples expressions dans de grands lieux du patrimoine mondial, des grottes d’Altamira en Espagne aux fresques de Michel-Ange sur les plafonds de la Chapelle Sixtine en Italie.

Une première et un défi pour les artistes, une première aussi à Luxembourg et en Europe. Il s’agit de découvrir le seul parking de taille significative en Europe paré de douze fresques réalisées in situ par des artistes contemporains ! A Luxembourg, l’art est très présent hors les murs des musées, sur les places ou dans les rues. Le voici désormais en coeur de ville, sur six étages de sous-sols.

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Gaëtan Henrioux, Tropea

D’un sous-sol à l’autre, d’une fresque à l’autre, avec l’exigence esthétique qui a présidé la création du Royal-Hamilius, le parcours a été imaginé comme une déambulation apaisante et onirique : in fine, une rencontre inattendue avec l’art contemporain. Certains y verront une balade enchantée, les menant des forêts de bambous infinies, à travers la jungle, vers des jardins imaginai res, aquatiques et tropicaux, des plages paradisiaques et des paysages abstraits. Une ode à la couleur, dans toutes ses nuances, assurément : dans ce lieu souterrain, où le béton est roi, la recherche de la lumière, classiquement au coeur même de la quête artistique, a véritablement transcendé le travail de chacun, tous coloristes et plus que jamais dans ce lieu. Par des palettes toniques ou tendres, des lavis et des jeux de transparences subtiles, chaque artiste, dans son style, a voulu retrouver cette fraîcheur qu’étymologiquement la fresque respire.

Les artistes ont vécu cette résidence souterraine comme une expérience initiatique inoubliable, celle de la trace qu’ils souhaitaient laisser au monde. Certaines fresques semblent s’adresser aux générations futures.
Elles invitent à la méditation. La disparition fugitive d’un palmier ou les codes stéréotypés d’un nouveau monde instagrammé questionnent autant que l’ovale blanc recouvrant le visage d’une silhouette en kimono d’apparat. D’autres évoquent des images heureuses, l’enfance ou le temps d’un baiser.

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Valentina Canseco, Paysage décomposé #1

Le parking jouerait presque le rôle d’une boite à images, qu’on ouvre d’abord par distraction et qui emporte soudain l’esprit ailleurs, loin par-delà les murs. C’est la magie de l’art. Une oeuvre existe par le regard du spectateur. Et qu’importe le lieu, fût-ce un parking, pourvu que l’émotion soit là. C’est cette expérience que le Royal-Hamilius invite à découvrir. Dans le sous-sol du Royal-Hamilius, on se surprend à faire d’un temps perdu un temps soudain retrouvé.

Les jeunes peintres à l’affiche de cette exposition souterraine sont Dorothée Louise
Recker, Gaëtan Henrioux, Lise Stoufflet, Kosta Kulundzic, Valentina Canseco et Axel Sanson.

 

La Littorale, une 7e édition sous le signe de l’amour.

Anglet La Littorale 7-Remed©K.Pierret-Delage Ville d_Anglet

La Littorale, Biennale internationale d’art contemporain Anglet-Côte basque est désormais devenue un rendez-vous attendu, plébiscité par les amateurs d’art contemporain et intégré au calendrier culturel régional. Cette manifestation confronte des artistes de tous les horizons à l’Océan et propose un regard sur la diversité de la création contemporaine avec la réalisation de pièces éphémères, réalisées in situ, inspirées par la puissance de la beauté du site. Cette année, elle a été confiée au critique d’art et commissaire d’exposition, Richard Leydier.

Cette initiative est d’ores et déjà saluée par les chiffres, puisque 500 personnes ont participé à la visite inaugurale, sous un soleil triomphant ; elles ont suivi avec enthousiasme le parcours; qui se déroule entre la petite Chambre d’Amour, la grotte et son jardin, la falaise, le long de la côte, ce vendredi 24 août. Pendant tout le week-end et la semaine qui a suivi, on croisait sur les étapes de ce parcours de nombreux visiteurs, impatients de découvrir ces oeuvres éclectiques, soulignant la beauté unique du littoral et propices aux vagabondages de l’imagination ou à la méditation. Le week-end du vernissage, plus de 1000 visiteurs se sont ainsi approchés des médiateurs pour en apprendre plus sur les oeuvres, sans compter les innombrables promeneurs qui les ont découvertes au fil de leur balade.

Pari réussi, donc pour le Maire Claude Olive, qui constate que « cette Biennale est un événement fédérateur pour les Angloys. Mettre de l’art dans l’espace public, c’était un défi ! Au début incompris, aujourd’hui il est devenu un marqueur identitaire essentiel de notre politique culturelle. Nous avons accepté les risques, nous les avons assumés, car à travers cette Biennale, Anglet est devenue une référence pour l’art contemporain en France. Elle valorise notre territoire, elle témoigne de notre modernité et surtout, elle affirme notre volonté de préserver la liberté de créer, de penser et de s’exprimer. Je reste persuadé que l’art est le seul moyen pour renforcer les liens avec tous les publics et instaurer un dialogue riche, ouvert sur l’avenir. »

Pour Jean Michel Barate, Adjoint aux Affaires culturelles, qui rappelle qu’Anglet « dispose d’atouts majeurs en termes de politique culturelle. La Biennale est un événement que les habitants de la ville se sont appropriés, comme le montrent les réactions du public pendant le montage de l’exposition. Cette thématique de l’amour confère à l’édition 2018, une dimension d’universalité. La fluidité du parcours, la sérénité des oeuvres, en symbiose avec les espaces où elles ont été installées, permettent à chacun de ressentir la beauté des paysages et les qualités des oeuvres d’art exposées. L’espace public devient réel, tout en se métamorphosant, face à l’émotion des visiteurs. »

Jusqu’au 4 novembre 2018, onze artistes internationaux ont été invités à exposer une oeuvre qui entre en résonnance avec le site et qui a été inspirée par des extraits littéraires, musicaux et poétiques, de leur choix, en relation avec le thème choisi.

« Achille », naissance d’un héros.

THE EMPTY BELLY – for “Conquista o Sonho” – Aveiro, Portugal, 2018

Né en 1990, Tiago Francez est un artiste originaire de Lisbonne, au Portugal. Il a passé la dernière décennie à travailler entre Paris, Mulhouse, Londres, et Lisbonne.
Il est également un néo-muraliste prolifique depuis 2012. Cela fait 7 ans qu’il explore, point par point, le mystère de la vie. Une seule cellule devenant multiple, pour (re)devenir une entité dans un monde multiple. Ses oeuvres questionnent, bouleversent et émeuvent le spectateur. Avec « Achille », sa première exposition personnelle, Tiago Francez, alias The Empty Belly, propose une réflexion fondamentale basée sur le récit de ce héros de la mythologie grecque.

Dans l’Antiquité, la civilisation Grecque a été l’une des premières à s’interroger sur la condition humaine. De cette pensée est né le célèbre récit d’Achille, l’exemple typique de la manifestation paradoxale de la faiblesse et de la force chez l’homme. Achille est à la fois une représentation du pouvoir illimité et indestructible de l’homme, son ego inhérent, sa fragilité et, finalement, ses défauts humains omniprésents. Curieusement, le nom Achille est défini par deux mots: áchos— signifiant chagrin; et laos — des personnes ou une nation. Achille est à la fois un homme singulier dans son chagrin et son héroïsme; il est également un élément de pouvoir immense, et tous les points d’une fusion.
Cela conduit à la notion fondamentale de « point ». L’élément le plus petit de l’univers, à la fois mathématiquement et philosophiquement. Aristote a été l’un des premiers hommes à définir un atome comme le composant le plus fondamental de la matière. Ainsi, non seulement un point est un atome, un lieu absolu de puissance infinitésimale, mais aussi, collectivement une entité. Dans une révélation quantique, un atome est à la fois là, et il ne l’est pas. Il est à la fois lui-même dans la singularité et collectivement un organisme. La célèbre expérience de la fente quantique détaille la vérité stupéfiante selon laquelle une particule, un point, peut être soit à un endroit, soit à plusieurs; une onde ou un photon en fonction de la simple présence de l’observateur.

La vraie nature du travail de Tiago Francez, est de rechercher les lignes qui brouillent l’individualité et le collectif. Comment un organisme cesse-t-il d’être une composante de ses parties pour devenir une entité? Toutes les sources de la vie sont parcellées. Elles sont des unités singulières dans une évolution collective. La genèse d’un être humain est la situation la plus curieuse dans laquelle cela se produit, dans le paradoxe mathématique, presque comique, de notre existence: 1 + 1 = 1. À notre conception, nous sommes séparément la semence et l’oeuf. Le spectateur peut choisir de regarder de près mes tableaux, et de voir les points individuellement, uniques dans leur positionnement. On peut progressivement prendre du recul, et les voir en grappes. Puis, visualiser l’image dans sa globalité.

THE EMPTY BELLY – The Invisible Sinew – 2017 – Oil on PVC

 

Finalement, la structure définitive est formée; dans certains cas, un foetus, peut-être une cellule, un membre ou un organe. Cependant, plus on se plonge dans sa structure, plus on constate qu’elle est une composante encore plus grande. En ce sens, toutes les entités sont à la fois singulières et unifiées.
La naissance de la vie est à la fois un événement important et glorieux, célébrant l’unification des cellules, et simultanément, le point de départ d’une existence constituée, et insignifiante dans sa multitude. Dans nos stades embryonnaires, nous sommes dans une limbe existentielle, le processus d’assemblage de nos particules. L’étude artistique de notre embryogenèse est une recherche sur la nature même de notre divergence et de notre convergence, à partir de, et vers la singularité. Le rapprochement entre la nature quantique et métaphysique de notre perception à travers l’utilisation de points pour manipuler la lumière et la perspective des observateurs, combinée à la dissection biologique de notre être, conduit à une inquisition méticuleuse qui relie chaque groupe de notre être au paradoxe existentiel d’Achille.

 

Informations pratiques.

Galerie Frangulyan – 105 Rue Quincampoix 75003 Paris
Horaires. mar-sam 11h-14h et 15h-19h ; ven 10h-13h et 14h-18h
Exposition du 13 au 23 septembre 2018
Vernissage: jeudi 13 septembre, à 19h

Alain Le Boucher, sculpteur de lumière.

« Luchrones »

Exposition jusqu’au 13 juillet 2018
Galerie Lelia Mordoch

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Auteur d’harmonies silencieuses, Alain Le Boucher sculpte la lumière grâce à des partitions dont les instruments sont des lampes. Les ampoules à incandescence des débuts sont remplacées par des leds qui ignorent l’obsolescence et permettent à ses œuvres de vivre indéfiniment. A la forme de ses sculptures se superposent les mouvements de la lumière selon des rythmes créés avec les logiciels qu’il développe lui-même.
Ses partitions de lumière combinent intensité, durée et position de chaque diode. Par exemple, pour 16 séquences de 5000 lignes tirées au sort dans leur bibliothèque par deux processeurs, on arrive à plus de 6 milliards de possibilités (5000 x 16 au carré). Ainsi, pour son œuvre intitulée Les bâtons de pluie, qui combine trois processeurs, le même cycle ne peut se reproduire avant… quelques centaines d’années.

« Au commencement était le temps… Les luchrones naissent en 1978 de la lumière lux, du temps chronos et de l’esprit d’Alain Le Boucher. Le luchrone est fait de laiton, d’électronique et de lampes.
Chaque lampe est reliée à un microprocesseur, ce qui lui donne son autonomie. Alain les programme pour être toujours semblables et différents dans leur combinatoire de rythmes et de formes. Il crée une esthétique de l’électronique en dévoilant des éléments qui sont habituellement soigneusement cachés. Ce sont des sculptures qui dévoilent avec élégance leurs mystères, des symphonies lumineuses déployées sur une dentelle de microéléments soudés les uns aux autres où danse la lumière. C’est à Art Paris en 2010 que j’ai commencé à travailler avec lui, depuis j’ai toujours à mes côtés une de ses sculptures de compagnie. Les luchrones sont vivants, et pour longtemps… dans de bonnes conditions, ils pourraient vivre éternellement… enfin tant qu’ils ont de l’électricité et qu’on ne les piétine pas.
Alain Le Boucher cumule le savoir-faire de l’artisan et l’ingéniosité du scientifique à l’inspiration de l’artiste. Il compose des logiciels comme d’autre écrivent de la musique. C’est un homme de génie qui me ferait penser à quelque fantasque né d’une chanson de Boris vian, s’il ne semblait pas tout droit sorti d’un épisode d’À la recherche du temps perdu. Il y en a qui envoient des bouteilles à la mer, lui se propose d’envoyer des messages dans le cosmos. Que la lumière soit… mais pour que la lumière soit, elle a besoin du temps ! Le miracle d’Alain Le Boucher, c’est de rendre visible l’invisible. » – Lélia Mordoch

Né en 1950 en Bretagne, Alain Le Boucher vit et travaille en Normandie. Passionné d’astronomie, il étudie la philosophie et les Beaux-Arts à l’université d’Aix-en-Provence avant de suivre des cours d’informatique à la faculté des sciences de Luminy à Marseille. Sculpteur par vocation, il entre par accident dans l’informatique à travers le design des machines. De 1978 à 1982, il devient directeur général de la société de micro-informatique SMT-Goupil, seule entreprise française à essayer de concurrencer les américains IBM et Apple.
Au début des années 1980, Alain Le Boucher réalise ses premières sculptures de lumière qu’il baptise Luchrones et expose pour la première fois en 1984 à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris. Après la production d’une pièce qu’il présente au Centre Pompidou pour « Les Immatériaux“ en 1985, l’art public et ses grandes dimensions deviennent son domaine favori d’expression.
Suivront des pièces monumentales comme Charlie à Bourges (1986), les Luchrones d’Ornans (1987) et de Reims (1989), La Voile à Argelès-sur-Mer (1992) et des sculptures astronomiques comme les Astrolabes. Il se consacre depuis à des Luchrones de plus petites dimensions régis par de savantes compositions.

Informations pratiques:

Galerie Lelia Mordoch – 50 rue Mazarine 75006 Paris

du mardi au samedi, de 11h à 19h