De l’art en vrac

Non, il n’y avait pas que la FIAC à Paris fin octobre

Pendant la semaine de l’art contemporain à Paris en octobre, le Grand Palais accueille la FIAC pendant quatre jours. Si l’on peut citer également des foires thématiques comme Asia Now, YIA, Arts Elysées ou L’Outsider Art Fair, il est en une qui sort son épingle du jeu avec un positionnement assumé et décomplexé face à l’achat d’art: il s’agit d’ART Shopping.

En effet, le salon créé par GEM’Art permet à toutes les bourses de devenir collectionneur!

ART Shopping, c’est avant tout 75% de visiteurs ayant la volonté d’acheter de l’art et
seulement 32% qui envisagent cet achat comme un investissement… et 94% des visiteurs
se rendent à ART Shopping afin d’être en contact avec les artistes.

« Sur ART Shopping, l’art est une question d’envie, de sensation, pas nécessairement de savoir ou de culture. La dimension plaisir est clé ! C’est la première motivation des visiteurs et elle est directement associée à la découverte d’oeuvres à leur portée et à l’immersion dans une exposition vivante ! Nos artistes et exposants jouent le jeu chaque année et offrent au public une ambiance festive et créative »
commente Myriam Annonay-Castanet, directrice du salon.

ART Shopping a témoigné de son ouverture aux différentes formes de création, en renforçant sa proposition culturelle par un programme de performances d’art urbain, des parcours dédiés et des espaces thématiques.

Nous sommes conquis par le positionnement original du salon qui offre une place de choix à la découverte et à la rencontre directe des artistes, offrant de multiples perspectives sur les scènes internationales tout en se positionnant sur une offre accessible à toutes les bourses.
Achats coup de coeur pour la majorité, cette 23e édition signe globalement des ventes satisfaisantes dans une fourchette de prix oscillant entre 500 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros.

De nouveaux rendez-vous sont prévus à Paris et en région dès 2019:

DEAUVILLE 20-22 AVRIL 2019
PARIS 24-26 MAI 2019
LA BAULE 31 MAI-2 JUIN 2019
BIARRITZ 8-10 JUIN 2019

http://www.artshopping-expo.com

Quelques oeuvres « coup de cœur » avec Gigi Monteiro, Vivit Panchabuse, Serge Legs, Hervé Maury, Sophie Raskopf et Adrien Caby.

 

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Le Palais Royal offre un écrin de luxe au parcours Carré Latin

Carlos Medina (Venezuela), Sphère de neutrinos, 2018, Acrylique et nylon, D 250 cm - CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton - Say Who

Carlos Medina (Venezuela), Sphère de neutrinos, 2018, Acrylique et nylon, D 250 cm – CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton – Say Who

POUR SA TROISIÈME ÉDITION, CE PARCOURS HORS-LES-MURS, CRÉÉ EN 2016 PAR LA CONSEILLÈRE EN ART LEONOR C. PARRA, FAIT LE LIEN ENTRE LE MARCHÉ PARISIEN ET LA SCÈNE ARTISTIQUE LATINO-AMÉRICAINE.

SORTANT DES CIRCUITS INSTITUTIONNELS DE L’ART À PARIS, CE FESTIVAL OFFRE UNE RENCONTRE EXCEPTIONNELLE AVEC UNE QUARANTAINE D’ARTISTES CONTEMPORAINS D’AMÉRIQUE LATINE, RECONNUS À L’INTERNATIONAL OU STARS MONTANTES, QUI EXPOSENT DES OEUVRES RÉALISÉES SPÉCIALEMENT POUR L’ÉVÈNEMENT.

OUVERT AU PUBLIC JUSQU’AU 21 OCTOBRE 2018.

Jaildo Marinho (Brésil), Navette, 2013, Marbre blanc de carrare et acrylique, 160 x 150 x 50 cm - CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton - Say Who

Jaildo Marinho (Brésil), Navette, 2013, Marbre blanc de carrare et acrylique, 160 x 150 x 50 cm – CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton – Say Who

« A L’HEURE DE LA GLOBALISATION, LES ACTEURS DU MARCHÉ DE L’ART SE TOURNENT VOLONTIERS VERS LES SPÉCIFICITÉS CULTURELLES DES PAYS D’AMÉRIQUE LATINE.

L’OCCIDENT SE MONTRE TRÈS CURIEUX DE CETTE DIVERSITÉ ET LA CRÉATION ARTISTIQUE DU «TERRITOIRE» LATINO-AMÉRICAIN EST À LA HAUTEUR DE SON ATTENTE, QUE CE SOIT À TRAVERS LE DESIGN, LA PEINTURE, LE DESSIN, LE NUMÉRIQUE, ENTRE AUTRES.

CETTE 3ÈME ÉDITION DE CARRÉ LATIN PERMETTRA DE MIEUX APPRÉHENDER L’IMPORTANCE ACQUISE PAR LES ARTISTES LATINO-AMÉRICAINS SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE ET DE DÉCOUVRIR LE TALENT DE JEUNES ARTISTES QUI SERONT LES VALEURS MONTANTES DES ANNÉES À VENIR. »

LEONOR C. PARRA

Oeuvre d'Alejandro Vega CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton - Say Who

Oeuvre d’Alejandro Vega CARRE LATIN 2018 © Pierre Mouton – Say Who

LES ARTISTES DE CARRÉ LATIN
GISSELINE AMIUNY / ANTONIO ASIS / BEN ABOUNASSIF / SORAYA ABU NABA’A / MILTON BECERRA / RICARDO BENAÏM / DANIEL BENAIM GINNARI / YOSMAN BOTERO GOMEZ / JORGE CABIESES / PAULO CASTRO / ELIZABETH CEMBORAIN / ELIAS CRESPIN / GAUDI ESTÉ / ARSENIO FELIPE REYES / CARLOS GARCIA GARCIA / CONSUELO GINNARI / WILMER HERRISON / GONCALO IVO / BIANCA LEE VASQUEZ / PEPE LOPEZ / JOSE MARGULIS / JAILDO MARINHO / FRANCISCO MARTINEZ / CARLOS MEDINA / JONIDEL MENDOZA / LUIS MILLÉ / IGNACIO MUV / CRISTÓBAL OCHOA / JULIO PACHECO RIVAS / GIANNA POLLAROLO / ARTURO QUINTERO / MAREO RODRIGUEZ / GREGORIO SIEM / INÉS SILVA / GASTÓN UGALDE / ENFRAÍN UGUETO / ALEJANDRO VEGA BEUVRIN / ABEL VENTOSO / MARIA ANGELICA VISO / JAVIER VIVAS / YOSHI

 

 

 

LUXEMBOURG: Un nouveau parcours spécial pour l’art contemporain

parkingL’idée de magnifier les espaces souterrains du Royal-Hamilius par la création d’un parcours d’art contemporain s’est imposée naturellement dans cet écrin exceptionnel imaginé par les cabinets Foster & Partners et Tetra Kayser & Associés.

Par leurs grandes dimensions et leur approche artistique narrative, les oeuvres créées spécialement pour le Royal-Hamilius s’apparentent à l’art ancestral de la fresque, dont on trouve de multiples expressions dans de grands lieux du patrimoine mondial, des grottes d’Altamira en Espagne aux fresques de Michel-Ange sur les plafonds de la Chapelle Sixtine en Italie.

Une première et un défi pour les artistes, une première aussi à Luxembourg et en Europe. Il s’agit de découvrir le seul parking de taille significative en Europe paré de douze fresques réalisées in situ par des artistes contemporains ! A Luxembourg, l’art est très présent hors les murs des musées, sur les places ou dans les rues. Le voici désormais en coeur de ville, sur six étages de sous-sols.

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Gaëtan Henrioux, Tropea

D’un sous-sol à l’autre, d’une fresque à l’autre, avec l’exigence esthétique qui a présidé la création du Royal-Hamilius, le parcours a été imaginé comme une déambulation apaisante et onirique : in fine, une rencontre inattendue avec l’art contemporain. Certains y verront une balade enchantée, les menant des forêts de bambous infinies, à travers la jungle, vers des jardins imaginai res, aquatiques et tropicaux, des plages paradisiaques et des paysages abstraits. Une ode à la couleur, dans toutes ses nuances, assurément : dans ce lieu souterrain, où le béton est roi, la recherche de la lumière, classiquement au coeur même de la quête artistique, a véritablement transcendé le travail de chacun, tous coloristes et plus que jamais dans ce lieu. Par des palettes toniques ou tendres, des lavis et des jeux de transparences subtiles, chaque artiste, dans son style, a voulu retrouver cette fraîcheur qu’étymologiquement la fresque respire.

Les artistes ont vécu cette résidence souterraine comme une expérience initiatique inoubliable, celle de la trace qu’ils souhaitaient laisser au monde. Certaines fresques semblent s’adresser aux générations futures.
Elles invitent à la méditation. La disparition fugitive d’un palmier ou les codes stéréotypés d’un nouveau monde instagrammé questionnent autant que l’ovale blanc recouvrant le visage d’une silhouette en kimono d’apparat. D’autres évoquent des images heureuses, l’enfance ou le temps d’un baiser.

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Valentina Canseco, Paysage décomposé #1

Le parking jouerait presque le rôle d’une boite à images, qu’on ouvre d’abord par distraction et qui emporte soudain l’esprit ailleurs, loin par-delà les murs. C’est la magie de l’art. Une oeuvre existe par le regard du spectateur. Et qu’importe le lieu, fût-ce un parking, pourvu que l’émotion soit là. C’est cette expérience que le Royal-Hamilius invite à découvrir. Dans le sous-sol du Royal-Hamilius, on se surprend à faire d’un temps perdu un temps soudain retrouvé.

Les jeunes peintres à l’affiche de cette exposition souterraine sont Dorothée Louise
Recker, Gaëtan Henrioux, Lise Stoufflet, Kosta Kulundzic, Valentina Canseco et Axel Sanson.

 

La Littorale, une 7e édition sous le signe de l’amour.

Anglet La Littorale 7-Remed©K.Pierret-Delage Ville d_Anglet

La Littorale, Biennale internationale d’art contemporain Anglet-Côte basque est désormais devenue un rendez-vous attendu, plébiscité par les amateurs d’art contemporain et intégré au calendrier culturel régional. Cette manifestation confronte des artistes de tous les horizons à l’Océan et propose un regard sur la diversité de la création contemporaine avec la réalisation de pièces éphémères, réalisées in situ, inspirées par la puissance de la beauté du site. Cette année, elle a été confiée au critique d’art et commissaire d’exposition, Richard Leydier.

Cette initiative est d’ores et déjà saluée par les chiffres, puisque 500 personnes ont participé à la visite inaugurale, sous un soleil triomphant ; elles ont suivi avec enthousiasme le parcours; qui se déroule entre la petite Chambre d’Amour, la grotte et son jardin, la falaise, le long de la côte, ce vendredi 24 août. Pendant tout le week-end et la semaine qui a suivi, on croisait sur les étapes de ce parcours de nombreux visiteurs, impatients de découvrir ces oeuvres éclectiques, soulignant la beauté unique du littoral et propices aux vagabondages de l’imagination ou à la méditation. Le week-end du vernissage, plus de 1000 visiteurs se sont ainsi approchés des médiateurs pour en apprendre plus sur les oeuvres, sans compter les innombrables promeneurs qui les ont découvertes au fil de leur balade.

Pari réussi, donc pour le Maire Claude Olive, qui constate que « cette Biennale est un événement fédérateur pour les Angloys. Mettre de l’art dans l’espace public, c’était un défi ! Au début incompris, aujourd’hui il est devenu un marqueur identitaire essentiel de notre politique culturelle. Nous avons accepté les risques, nous les avons assumés, car à travers cette Biennale, Anglet est devenue une référence pour l’art contemporain en France. Elle valorise notre territoire, elle témoigne de notre modernité et surtout, elle affirme notre volonté de préserver la liberté de créer, de penser et de s’exprimer. Je reste persuadé que l’art est le seul moyen pour renforcer les liens avec tous les publics et instaurer un dialogue riche, ouvert sur l’avenir. »

Pour Jean Michel Barate, Adjoint aux Affaires culturelles, qui rappelle qu’Anglet « dispose d’atouts majeurs en termes de politique culturelle. La Biennale est un événement que les habitants de la ville se sont appropriés, comme le montrent les réactions du public pendant le montage de l’exposition. Cette thématique de l’amour confère à l’édition 2018, une dimension d’universalité. La fluidité du parcours, la sérénité des oeuvres, en symbiose avec les espaces où elles ont été installées, permettent à chacun de ressentir la beauté des paysages et les qualités des oeuvres d’art exposées. L’espace public devient réel, tout en se métamorphosant, face à l’émotion des visiteurs. »

Jusqu’au 4 novembre 2018, onze artistes internationaux ont été invités à exposer une oeuvre qui entre en résonnance avec le site et qui a été inspirée par des extraits littéraires, musicaux et poétiques, de leur choix, en relation avec le thème choisi.

« Achille », naissance d’un héros.

THE EMPTY BELLY – for “Conquista o Sonho” – Aveiro, Portugal, 2018

Né en 1990, Tiago Francez est un artiste originaire de Lisbonne, au Portugal. Il a passé la dernière décennie à travailler entre Paris, Mulhouse, Londres, et Lisbonne.
Il est également un néo-muraliste prolifique depuis 2012. Cela fait 7 ans qu’il explore, point par point, le mystère de la vie. Une seule cellule devenant multiple, pour (re)devenir une entité dans un monde multiple. Ses oeuvres questionnent, bouleversent et émeuvent le spectateur. Avec « Achille », sa première exposition personnelle, Tiago Francez, alias The Empty Belly, propose une réflexion fondamentale basée sur le récit de ce héros de la mythologie grecque.

Dans l’Antiquité, la civilisation Grecque a été l’une des premières à s’interroger sur la condition humaine. De cette pensée est né le célèbre récit d’Achille, l’exemple typique de la manifestation paradoxale de la faiblesse et de la force chez l’homme. Achille est à la fois une représentation du pouvoir illimité et indestructible de l’homme, son ego inhérent, sa fragilité et, finalement, ses défauts humains omniprésents. Curieusement, le nom Achille est défini par deux mots: áchos— signifiant chagrin; et laos — des personnes ou une nation. Achille est à la fois un homme singulier dans son chagrin et son héroïsme; il est également un élément de pouvoir immense, et tous les points d’une fusion.
Cela conduit à la notion fondamentale de « point ». L’élément le plus petit de l’univers, à la fois mathématiquement et philosophiquement. Aristote a été l’un des premiers hommes à définir un atome comme le composant le plus fondamental de la matière. Ainsi, non seulement un point est un atome, un lieu absolu de puissance infinitésimale, mais aussi, collectivement une entité. Dans une révélation quantique, un atome est à la fois là, et il ne l’est pas. Il est à la fois lui-même dans la singularité et collectivement un organisme. La célèbre expérience de la fente quantique détaille la vérité stupéfiante selon laquelle une particule, un point, peut être soit à un endroit, soit à plusieurs; une onde ou un photon en fonction de la simple présence de l’observateur.

La vraie nature du travail de Tiago Francez, est de rechercher les lignes qui brouillent l’individualité et le collectif. Comment un organisme cesse-t-il d’être une composante de ses parties pour devenir une entité? Toutes les sources de la vie sont parcellées. Elles sont des unités singulières dans une évolution collective. La genèse d’un être humain est la situation la plus curieuse dans laquelle cela se produit, dans le paradoxe mathématique, presque comique, de notre existence: 1 + 1 = 1. À notre conception, nous sommes séparément la semence et l’oeuf. Le spectateur peut choisir de regarder de près mes tableaux, et de voir les points individuellement, uniques dans leur positionnement. On peut progressivement prendre du recul, et les voir en grappes. Puis, visualiser l’image dans sa globalité.

THE EMPTY BELLY – The Invisible Sinew – 2017 – Oil on PVC

 

Finalement, la structure définitive est formée; dans certains cas, un foetus, peut-être une cellule, un membre ou un organe. Cependant, plus on se plonge dans sa structure, plus on constate qu’elle est une composante encore plus grande. En ce sens, toutes les entités sont à la fois singulières et unifiées.
La naissance de la vie est à la fois un événement important et glorieux, célébrant l’unification des cellules, et simultanément, le point de départ d’une existence constituée, et insignifiante dans sa multitude. Dans nos stades embryonnaires, nous sommes dans une limbe existentielle, le processus d’assemblage de nos particules. L’étude artistique de notre embryogenèse est une recherche sur la nature même de notre divergence et de notre convergence, à partir de, et vers la singularité. Le rapprochement entre la nature quantique et métaphysique de notre perception à travers l’utilisation de points pour manipuler la lumière et la perspective des observateurs, combinée à la dissection biologique de notre être, conduit à une inquisition méticuleuse qui relie chaque groupe de notre être au paradoxe existentiel d’Achille.

 

Informations pratiques.

Galerie Frangulyan – 105 Rue Quincampoix 75003 Paris
Horaires. mar-sam 11h-14h et 15h-19h ; ven 10h-13h et 14h-18h
Exposition du 13 au 23 septembre 2018
Vernissage: jeudi 13 septembre, à 19h

Alain Le Boucher, sculpteur de lumière.

« Luchrones »

Exposition jusqu’au 13 juillet 2018
Galerie Lelia Mordoch

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Auteur d’harmonies silencieuses, Alain Le Boucher sculpte la lumière grâce à des partitions dont les instruments sont des lampes. Les ampoules à incandescence des débuts sont remplacées par des leds qui ignorent l’obsolescence et permettent à ses œuvres de vivre indéfiniment. A la forme de ses sculptures se superposent les mouvements de la lumière selon des rythmes créés avec les logiciels qu’il développe lui-même.
Ses partitions de lumière combinent intensité, durée et position de chaque diode. Par exemple, pour 16 séquences de 5000 lignes tirées au sort dans leur bibliothèque par deux processeurs, on arrive à plus de 6 milliards de possibilités (5000 x 16 au carré). Ainsi, pour son œuvre intitulée Les bâtons de pluie, qui combine trois processeurs, le même cycle ne peut se reproduire avant… quelques centaines d’années.

« Au commencement était le temps… Les luchrones naissent en 1978 de la lumière lux, du temps chronos et de l’esprit d’Alain Le Boucher. Le luchrone est fait de laiton, d’électronique et de lampes.
Chaque lampe est reliée à un microprocesseur, ce qui lui donne son autonomie. Alain les programme pour être toujours semblables et différents dans leur combinatoire de rythmes et de formes. Il crée une esthétique de l’électronique en dévoilant des éléments qui sont habituellement soigneusement cachés. Ce sont des sculptures qui dévoilent avec élégance leurs mystères, des symphonies lumineuses déployées sur une dentelle de microéléments soudés les uns aux autres où danse la lumière. C’est à Art Paris en 2010 que j’ai commencé à travailler avec lui, depuis j’ai toujours à mes côtés une de ses sculptures de compagnie. Les luchrones sont vivants, et pour longtemps… dans de bonnes conditions, ils pourraient vivre éternellement… enfin tant qu’ils ont de l’électricité et qu’on ne les piétine pas.
Alain Le Boucher cumule le savoir-faire de l’artisan et l’ingéniosité du scientifique à l’inspiration de l’artiste. Il compose des logiciels comme d’autre écrivent de la musique. C’est un homme de génie qui me ferait penser à quelque fantasque né d’une chanson de Boris vian, s’il ne semblait pas tout droit sorti d’un épisode d’À la recherche du temps perdu. Il y en a qui envoient des bouteilles à la mer, lui se propose d’envoyer des messages dans le cosmos. Que la lumière soit… mais pour que la lumière soit, elle a besoin du temps ! Le miracle d’Alain Le Boucher, c’est de rendre visible l’invisible. » – Lélia Mordoch

Né en 1950 en Bretagne, Alain Le Boucher vit et travaille en Normandie. Passionné d’astronomie, il étudie la philosophie et les Beaux-Arts à l’université d’Aix-en-Provence avant de suivre des cours d’informatique à la faculté des sciences de Luminy à Marseille. Sculpteur par vocation, il entre par accident dans l’informatique à travers le design des machines. De 1978 à 1982, il devient directeur général de la société de micro-informatique SMT-Goupil, seule entreprise française à essayer de concurrencer les américains IBM et Apple.
Au début des années 1980, Alain Le Boucher réalise ses premières sculptures de lumière qu’il baptise Luchrones et expose pour la première fois en 1984 à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris. Après la production d’une pièce qu’il présente au Centre Pompidou pour « Les Immatériaux“ en 1985, l’art public et ses grandes dimensions deviennent son domaine favori d’expression.
Suivront des pièces monumentales comme Charlie à Bourges (1986), les Luchrones d’Ornans (1987) et de Reims (1989), La Voile à Argelès-sur-Mer (1992) et des sculptures astronomiques comme les Astrolabes. Il se consacre depuis à des Luchrones de plus petites dimensions régis par de savantes compositions.

Informations pratiques:

Galerie Lelia Mordoch – 50 rue Mazarine 75006 Paris

du mardi au samedi, de 11h à 19h

2018: Le mahJ fête ses 20 ans

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Le mahJ célèbre son vingtième anniversaire en 2018. Pour l’occasion, le musée présente tout au long de l’année un riche programme scientifique et culturel.

En 1998, le mahJ ouvrait ses portes dans le cadre prestigieux de l’hôtel de Saint-Aignan, au coeur du Marais à Paris, et dotait la France d’un musée unique au monde par sa vocation : retracer l’histoire des communautés juives de France, d’Europe et de Méditerranée à travers la diversité de leurs formes d’expression artistique, de leur patrimoine et de leurs traditions, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

« Vingt ans après sa création, le mahJ conserve une collection de 12 000 oeuvres et s’impose, à travers sa programmation culturelle, comme l’un des musées les plus vivants de Paris, ainsi que comme un acteur essentiel de la préservation du vivre-ensemble. En proposant au plus large public de découvrir l’ancrage très ancien des juifs dans la nation, et l’universalité de leurs productions artistiques et culturelles, le mahJ illustre 2000 ans de culture en partage », explique Paul Salmona, directeur du mahJ.

En 20 ans, le mahJ a présenté une centaine d’expositions, ainsi que des installations d’art contemporain, parmi lesquelles « René Goscinny. Au-delà du rire », « Golem ! Avatars d’une légende d’argile », « Moïse, fi gures d’un prophète », « Les mondes de Gotlib », « La Valise mexicaine », « Chagall et la Bible », « Felix Nussbaum », « La Splendeur des Camondo », « À qui appartenaient ces tableaux ? », « Rembrandt et la nouvelle Jérusalem», ou « Alfred Dreyfus. le combat pour la justice ».

Le musée s’inscrit dans les manifestations telles que le mois de la Photo, la Nuit blanche, la Nuit des musées et les Journées nationales de l’Archéologie. Un auditorium de 200 places propose de nombreux rendez-vous pour mieux appréhender les dimensions multiples des cultures du judaïsme à travers la musique, la littérature, le théâtre ou le cinéma. De nombreuses activités pédagogiques sont organisées : visites guidées et conférences, ateliers pour enfants, familles et groupes scolaires… 20 000 ouvrages et de plus de 3 000 documents audiovisuels sont consultables en libre accès à médiathèque. Outre les éditions du musée, la librairie offre un large éventail d’ouvrages d’art, d’histoire et de littérature, ainsi qu’un choix destiné aux plus jeunes (près de 5 000 titres en tout), et une sélection d’objets et d’images.

Le mahJ est géré par une association à but non lucratif. Il est subventionné à parité par le ministère de la Culture et de la Communication et par la ville de Paris. C’est un « musée de France ». À travers sa fondation, Pro-mahJ, il a la capacité de recevoir des dons et legs en exonération des droits de mutation.

Nouvelle édition pour ART SHOPPING

Révéler la créativité, favoriser les échanges et vivre une expérience artistique !

Avec une fréquentation en hausse constante et plus de 100.000 visiteurs depuis sa création, ART Shopping est l’événement incontournable et une référence en matière d’art contemporain. Le salon, offre un accès direct à l’art au grand public, c’est LE rendez-vous immanquable depuis 11 ans pour se procurer des œuvres d’art accessibles.
Art Shopping est également une opportunité pour les visiteurs de rencontrer en direct des artistes internationaux de renommée. Art Shopping est aussi une chance pour ces derniers de raconter leur histoire, l’origine de leurs créations et d’expliquer leur démarche artistique lors de contacts privilégiés avec les visiteurs.
Art Shopping ouvrira ainsi ses portes à l’occasion de sa nouvelle 22ième édition pour 3 jours dédiés à l’art contemporain. Ainsi permettre aux amateurs et aux curieux de venir découvrir et/ou d’acquérir de nouvelles œuvres.
 

Une édition prometteuse, surprenante et dépaysante !

Pour sa 22ème édition, Art Shopping compte accueillir près de 10.000 visiteurs. Avec un programme éclectique riche regroupant plus de 1700 œuvres sélectionnées avec soin ; 450 artistes français et étrangers et galeries seront présents. Le salon promet 3 jours marquants, dans un esprit convivial et créatif qui caractérise Art Shopping depuis sa création.

L’événement regroupera les catégories de l’art contemporain les plus chéries par les amateurs et les collectionneurs avertis : Peinture, Photographie, Sculpture et Art numérique. Autant de disciplines représentées par des œuvres fascinantes, pour encourager l’ouverture sur l’Art de toutes les origines, en promouvant tous les types d’art auprès du grand public.

Un tour du monde de l’art complet , avec 12 nationalités représentées,  au travers d’œuvres exceptionnelles dans un cadre tout aussi unique, celui du Carrousel du Louvre, haut lieu parisien accueillant les plus importants rendez-vous artistiques de la capitale.
 

L’Asie à l’honneur  !

Cette 22ème édition regroupera près de 50 artistes asiatiques, afin de promouvoir la valeur d’artistes à la culture étrangère unique et ancestrale. Des artistes du Japon, de Corée du Sud, de la Chine et de Taïwan seront présentés au public parisien. À travers une belle sélection de pièces d’art présentées par des stars reconnues ou montantes, le public aura ainsi le plaisir de découvrir un style d’art connaissant un engouement d’ores et déjà majeur depuis ces dernières années.
En cas de coup de cœur, les collectionneurs pourront acquérir des œuvres d’art authentique, à un prix accessible et venues du bout du monde.

 

Street Art au Carrousel du Louvre  !
Rendez-vous incontournable sur Art Shopping – Les performances en live de Street Art. Il sera donc possible pour les visiteurs d’échanger avec des « artistes urbains »  et de découvrir cette discipline de l’art contemporain. Une performance exceptionnelle de plus

20 artistes de la scène française et internationale réaliseront en direct une fresque, inédite et unique. Toutes les réalisations seront à vendre  – Une belle opportunité de faire entrer l’art urbain chez soi !


À noter : ART Shopping enregistre pour cette édition la collaboration de DEN END, street artiste émérite et masqué qui tire son inspiration dans un parcours atypique. L’artiste habillera le staff ART Shopping de vestes Endiennes exclusives et numérotées.
Véritable live performeur à Montmartre, DEN END incarne le Street Art parisien dans sa dimension d’échange et de solidarité.

Un parcours PHOTO Shopping… suivez les images !

Une place toute particulière est occupée par la photographie sur ART Shopping avec un parcours photo  «PHOTO Shopping » dédié,  invitant les visiteurs à une visite guidée à travers les images.
Une vingtaine de photographes émergents seront présents pour exposer leur travail et échanger avec le public, qui pourra repartir avec son coup de cœur photographique et une meilleure connaissance de l’artiste.

Emergence By ART Shopping – Invitation à l’expérience !

Emergence By ART Shopping vous invite  à vivre une expérience artistique au travers d’installation et de travaux présentés par des artistes de la scène émergente.

Cette 5ème édition d’EMERGENCE by ART Shopping présente le travail d’Eric LEMAIRE Plasticien- qui invite  à vivre une expérience sonore, tactile et visuelle avec ses œuvres.

Informations pratiques  :

Dates et Horaires :
Vernissage (sur invitation) : vendredi 25 mai  de 19h à 22h
Samedi 26 mai : 10h-20h
Dimanche 27 mai : 10h-19h (dernières entrées à 18h30)

Lieu : Carrousel du Louvre : 99 rue de Rivoli – Paris
Tarif : Plein Tarif : 10€ – Réduit : 7€ / revisite offerte / Gratuit pour les étudiants et les moins de 12 ans

Les robots: Artistes comme les autres?

Actuellement au Grand Palais, une exposition qui fait le buzz auprès des médias et qui soulève des interrogations intéressantes quant à l’art et la fonction de l’artiste…

S’il est doté d’une intelligence artificielle, un robot peut-il avoir de l’imagination?
Qui décide : l’artiste, l’ingénieur, le robot, les regardeuses et regardeurs, tous ensemble ?
Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Faut-il avoir peur des robots ? Des artistes ? Des artistes-robots ?

Cette exposition nous invite à expérimenter des œuvres d’art créées à l’aide de robots de plus en plus sophistiqués.
Une quarantaine d’artistes donne ici accès à un monde digital immersif et interactif, à une expérience sensible du corps augmenté, de l’espace et du temps bouleversés.
Dans une société de plus en plus robotisée, ces artistes s’intéressent aux nouvelles techniques et jusqu’à l’Intelligence Artificielle qui est potentiellement en train de révolutionner l’existence des humains et la condition de l’œuvre d’art : sa production, son exposition, sa diffusion, sa conservation, sa réception.
Nous sommes prévenus : le règne de l’Intelligence Artificielle peut nous aider autant qu’il menace de s’ériger en maître, réduisant les humains à de simples esclaves au service de la performance. À ce jeu dangereux, les artistes ont une longue expérience : depuis les grottes préhistoriques, ils ont toujours détourné la technique au service d’un but pour la soumettre à leurs interrogations et à leur poésie.
Des logiciels de plus en plus puissants donnent aux œuvres une autonomie toujours plus grande, une capacité de générer des formes à l’infini et une interactivité avec le public qui modifie le jeu en permanence.
Que peut bien faire un robot que ne peut pas faire un artiste?

 

1. LA MACHINE À CRÉER
L’art et la littérature ont toujours rêvé de créatures artificielles capables de remplacer, voire de dépasser les humains. Au XIXe siècle, Mary Shelley invente un premier héros de science fiction, Frankenstein, l’inventeur d’un monstre qui finit par menacer de détruire l’humanité. Le mot « robot » est employé pour la première fois sur une scène de théâtre, à Prague, en 1920, dans une pièce de Karel Čapek, où les machines esclaves se révoltent.
Dès les années 1950, les artistes eux aussi bricolent des robots pour créer, peindre, danser, composer de la musique. Dans la lignée de pionniers (Schöffer, Tinguely, Paik), des créateurs de toutes les disciplines investissent les champs numériques, avec à leur service des outils qui donnent à leurs robots une autonomie croissante. Les machines gagnent en indépendance et leurs mouvements sont parfois si physiques qu’on leur prêterait presque une dimension animale ou humaine, voire une psychologie.

 

2. L’ŒUVRE PROGRAMMÉE
Le robot devient invisible. Avec les programmes informatiques et algorithmiques, la technique disparaît au profit de formes générées à l’infini et qui peuvent changer en fonction du mouvement des corps. Les artistes ne passent pas de la réalité au rêve ni du matériel au virtuel, ils expérimentent de nouvelles techniques. Leur palette est un tableau de nombres aux combinaisons illimitées. La question du tempo devient fondamentale et tout va très vite : aussitôt pensé, aussitôt fait. Les formes naissent de l’ordinateur en temps réel. Les images prolifèrent, s’effacent pour laisser place à d’autres, qui se métamorphosent à leur tour. Elles deviennent si autonomes qu’elles semblent remettre en question l’autorité de l’artiste qui délègue à la machine une partie de son pouvoir. On sait comment l’œuvre commence mais pas quand ni comment elle finira.

3. LE ROBOT S’ÉMANCIPE
En 1951, le mathématicien Alan Turing se demandait si un calculateur numérique pouvait penser. Dans cette lignée, le chef de file controversé du transhumanisme, Ray Kurzweil, promet une Intelligence Artificielle absolue appliquée à tous les domaines sociaux et intimes dans un avenir proche. Il appelle à comprendre et à dominer le fonctionnement du cerveau humain en vue d’une évolution qui nous rendrait plus performants, immortels et téléchargeables. À l’opposé de ce nouveau genre de prophétie, des penseurs font remarquer qu’aucune démonstration scientifique ne permet de penser un tel futur.
Des artistes s’emparent de l’atmosphère de ces nouvelles explorations en utilisant le Deep Learning (l’apprentissage sophistiqué des robots), voire en le parodiant ou en le détournant. Alors même que nos vies sont de plus en plus connectées et gérées par des systèmes artificiels, leurs œuvres d’art nous donnent à penser, à ressentir, et à rire des robots.

À LA FIN DE L’EXPOSITION
Les œuvres qui descendent du robot comme nous descendons du singe parlent de poésie, de politique, de philosophie. Elles nous obligent à revoir la mesure de l’humain. Elles sont l’objet d’un travail en commun où s’affairent l’artiste, l’ingénieur, le robot, et nous qui passons en modifiant des œuvres interactives. Le robot devient donc co-auteur. Nous rendra-t-il plus humain, plus artiste, ou plus robot ?

 

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Exposition jusqu’au 9 juillet 2018

« La trace et le souffle » de Najia Mehadji

Najia Mehadji. Pivoines, 2003, stick à l_huile sur toile brute, 167 x 200 cm. Coll. de l_artiste. Adagp, Paris, 2018

A partir du 30 juin 2018, le Musée d’art moderne de Céret présente l’exposition « La trace et le souffle » une rétrospective de l’œuvre de l’artiste Najia Mehadji. L’exposition permettra d’embrasser l’ensemble du parcours de l’artiste franco-marocaine, et de suivre son cheminement artistique entre Orient et Occident, entre recherche picturale et symbolique. L’exposition réunira une cinquantaine de toiles, provenant de collections publiques et privées, et une centaine d’œuvres graphiques. En contrepoint, des œuvres historiques, provenant notamment du musée d’Orsay, de l’Institut du monde arabe et du musée des Arts décoratifs, souligneront l’universalité des sources d’inspiration de l’artiste.

« Cette exposition au Musée d’art moderne de Céret est très importante pour moi car elle représente une étape signifiante qui montre que le chaos intérieur a été surmonté, pour suivre une trace, un souffle qui sont mes guides. Il y a une petite musique qui résonne comme un refrain au long de mes œuvres. »explique l’artiste.

Najia Mehadji vit et travaille  entre Paris et Essaouira.  Elle puise dans sa double culture des thèmes choisis pour leur universalité et leur symbolique : l’architecture de la coupole qui unit les cultures, les fleurs de pivoine et de grenade, la danse des derviches ou plus récemment des Gnaouas pour la tradition orientale, le mouvement des drapés du Greco, de la danse de Loïe Fuller, de la Valse de Camille Claudel pour le versant occidental.

Drapé (d’après « La Valse » de Camille Claudel), 2015 Acrylique sur toile, 167 x 145 cm, Collection privée, © Jean-louis Losi, © Adagp, Paris 2018

« Au cœur de l’œuvre de Najia Mehadji : le corps, l’éros et la mystique. Chez elle, tout acte graphique ou pictural s’enracine d’abord et avant tout dans la dynamique du corps dans ce qu’il a de plus vivant et d’animé de pulsion désirante, de plus concrètement ancré dans l’ici et maintenant du sensible, mais qui demeure sans cesse tendu vers l’ailleurs, vers l’univers suprasensible. En effet, c’est toujours à partir de son propre corps agissant sur des supports matériels, papier ou toile, que l’artiste fait naître ses créations à portée spirituelle. » Mohamed Rachdi (Artiste plasticien et commissaire d’expositions)

Ces motifs abstraits, arabesques, enroulements, volutes se déploient au pastel ou à l’huile sur des tableaux de grands formats, réalisés selon une gestuelle à la fois libre et parfaitement maîtrisée, composant une oeuvre s’imposant par sa présence sensible et spirituelle.

Najia Mehadji utilise des médiums aussi divers que la sanguine, la craie, la gouache, l’aquarelle, le graphite, la peinture acrylique ou encore le stick à l’huile. Elle emploie des papiers de différents formats et pratique également le mode du collage. Trois registres thématiques parcourent l’œuvre de l’artiste, qu’elle a développés au gré de ses pérégrinations artistiques : le géométrique, le végétal et le corporel, mais elle aime à se définir à travers une ligne continue, qui poursuit sa mélodie d’une création à l’autre.

Najia Mehadji, Fleur de Grenade (Série Floral), 09 et
10/12/2002, 20 et 21/01/2003, craie sanguine sur
papier, 121 x 80 cm, Paris, Centre Pompidou, Musée
national d’art moderne/Centre de création industrielle,
© Centre Pompidou, MNAM-CCI/Dist. Dist. RMN-Grand
Palais / Philippe Migeat © Adagp, Paris, 2018

« Si, d’aventure, l’on cherchait à citer – parmi quelques autres – le nom propre d’une artiste contemporaine qui symbolise l’union entre l’Orient et l’Occident, c’est celui de Najia Mehadji. Franco-marocaine ou Maroco-française, née en 1950, ayant vécu son enfance et son adolescence à Paris, séjournant régulièrement à Fès dont sa famille est originaire, diplômée de l’université Paris I où elle a soutenu en 1973 son mémoire sur Paul Cézanne, diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Paris, elle expose dès les années 80 dans des galeries parisiennes et, à partir de 1985, décide de partager sa vie entre son atelier de Paris et celui du Maroc – près d’Essaouira, dans le pays Haha, dans un douar où elle  a aménagé un ryad traditionnel. » Pascal Amel (in Monographie de Najia Mehadji, Editions Somogy  2014)

Nathalie Gallissot directrice du Musée d’art moderne de Céret, qui avait rencontré l’artiste, lors de son exposition au musée de Caen et au cours d’un colloque sur les créatrices explique son choix : « c’est pour moi une grande joie de réaliser la première rétrospective en France de Najia Mehadji,  qui montre la trajectoire  de 30 ans d’une femme artiste, qui sans discontinuer poursuit son œuvre qui trace ‘une ligne de vie’. L’œuvre de Najia témoigne d’une recherche à la fois matérielle et spirituelle rare dans l’art contemporain, et s’inscrit dans l’intérêt du Musée d’art moderne de Céret pour les artistes des cultures méditerranéennes. »   

L’exposition du Musée d’art moderne de Céret, du 30 juin au 4 novembre est donc un rendez- vous important pour apprécier la vitalité artistique qui anime Najia Mehadji, le parcours singulier d’une artiste femme ayant construit son œuvre en toute liberté et indépendance. Un film sur l’artiste sera réalisé par Brigitte Huault-Delannoy et présenté dans l’exposition.

Avant ce rendez- vous, on pourra voir les œuvres de l’artiste à la Philharmonie de Paris, à partir du 6 avril dans le cadre de l’exposition AL MUSIQA, qui se terminera le 9 aout 2018.

 

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Catalogue d’exposition coédité par les Editions d’art Somogy.

Textes de Pascal Amel, Christine Buci-Glucksmann, Nathalie Gallissot et Mohamed Rachdi.

 

MUSEE D’ART MODERNE DE CERET www.musee-ceret.com  www.musee-ceret-expo.com

Horaires d’ouverture :

Du 1er juillet au 30 septembre : ouvert tous les jours de 10 h à 19 h.

À partir du 1er octobre : ouvert tous les jours de 10 h à 17 h, fermé le lundi